Où allez en septembre : Découvrez la Dordogne à vélo
En septembre, la Dordogne dévoile une atmosphère plus paisible. Les routes sont moins fréquentées et les températures sont plus agréables pour partir à la découverte de la région.
De Bordeaux à Sarlat, cet itinéraire traverse plusieurs paysages et territoires emblématiques du Sud-Ouest. Vignobles, bastides médiévales, vallées boisées, rivières et villages en pierre se succèdent au fil des étapes. Le parcours permet également de découvrir une culture profondément liée à son territoire.
Cette traversée offre ainsi une belle manière d’explorer le Sud-Ouest en septembre, lorsque la région retrouve un rythme plus doux et une lumière agréable.
De Bordeaux à Saint-Emilion : La traversée des vignobles
Le départ depuis la capitale du vin
Bordeaux constitue un point de départ idéal pour cette traversée du Sud-Ouest. Depuis le centre historique, l’itinéraire franchit le Pont de Pierre, qui traverse la Garonne, avant de quitter progressivement la ville pour rejoindre les paysages viticoles de l’Entre-deux-Mers. La route emprunte ensuite la piste cyclable Roger Lapébie, aménagée sur une ancienne voie ferrée. Au fil des kilomètres, les vignobles s’installent dans le paysage, ponctués de domaines où une dégustation permet de découvrir les grands terroirs girondins.
L’itinéraire passe également par Créon, une bastide anglaise fondée au XIIIᵉ siècle. Au-delà des vignes, la campagne révèle un patrimoine plus discret : églises romanes, abbayes, moulins et villages traditionnels jalonnent le parcours.
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Saint-Émilion : l’élégance d’un patrimoine viticole classé à l’UNESCO
L’arrivée à Saint-Émilion offre une véritable parenthèse hors du temps. Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le village se découvre entre ruelles pavées, façades en pierre blonde, caves troglodytiques et belles perspectives sur les coteaux viticoles. Après une journée à travers les vignes, prenez le temps de flâner dans les petites rues du village et de découvrir son patrimoine.
Ne manquez pas le clocher de l’église monolithe, qui domine Saint-Émilion. Construite au XIIᵉ siècle et entièrement creusée dans le calcaire, cette impressionnante église souterraine témoigne de l’histoire singulière du village. Depuis le clocher, la vue s’étend sur les toits de Saint-Émilion et les vignobles environnants.
Pour terminer la journée, rien de plus agréable que de s’installer en terrasse, autour d’un verre de vin local, et de profiter simplement de l’atmosphère paisible du village.
De Sainte-Foy-la-Grande à Sarlat : Entre histoire et tradition
Sainte-Foy-la-Grande : l’une des plus anciennes bastides de Gironde
En quittant Saint-Émilion, l’itinéraire s’éloigne progressivement des grands domaines viticoles pour rejoindre les paysages plus confidentiels de l’est girondin. Le parcours se déroule entre coteaux, vignobles et vergers, sur de petites routes de campagne ponctuées de villages au patrimoine soigneusement préservé.
Une halte à Castillon-la-Bataille permet de faire un détour par l’histoire. C’est ici, en 1453, que s’est déroulée la dernière bataille de la Guerre de Cent Ans, marquant la fin de plusieurs décennies de conflit entre les couronnes française et anglaise. Le paysage porte encore la mémoire de cette période stratégique pour la région.
La route rejoint ensuite les rives de la Dordogne et Sainte-Foy-la-Grande, bastide fondée en 1255. Ses maisons à pans de bois, ses élégantes arcades et ses ruelles paisibles composent un ensemble plein de caractère. Le samedi, son marché est particulièrement réputé : une belle occasion de découvrir les produits du terroir dans une atmosphère conviviale et locale.
À mesure que l’on approche de Bergerac, le paysage évolue. Les vignobles bordelais cèdent progressivement leur place à une campagne plus verdoyante, annonçant l’entrée dans le Périgord.
Bergerac : entre grands terroirs et art de vivre périgourdin
Depuis Sainte-Foy-la-Grande, l’itinéraire s’enfonce dans les paysages du Périgord, entre vignobles, collines boisées et petites routes de campagne. Une étape mène notamment vers Monbazillac, installé sur les hauteurs de la vallée de la Dordogne. Son château Renaissance et ses vignobles réputés offrent une première immersion dans l’univers viticole bergeracois. Une dégustation dans un domaine permet de découvrir le célèbre vin liquoreux de Monbazillac, particulièrement apprécié avec les produits du terroir.
La route descend ensuite doucement vers Bergerac. Pendant des siècles, le fleuve a permis d’acheminer les vins locaux jusqu’à Bordeaux, puis vers les grands ports européens. Cette tradition commerciale a largement contribué au développement de la ville.
Bergerac possède également une dimension littéraire inattendue. Si le célèbre Cyrano de Bergerac n’a jamais vécu dans la ville, son nom est associé à celui du poète et dramaturge Savinien de Cyrano de Bergerac, qui inspira plus tard Edmond Rostand.
Dans le centre historique, les maisons à colombages, les ruelles pavées et les quais de Dordogne invitent à une promenade en fin de journée. La place Pélissière, bordée de terrasses et dominée par l’église Saint-Jacques, est idéale pour prolonger l’étape autour d’un verre et découvrir une autre facette de l’art de vivre périgourdin.
Les Eyzies : de la vallée de la Dordogne aux terres préhistoriques
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En quittant Bergerac, l’itinéraire longe le canal de Lalinde, aménagé en voie verte, entre écluses, moulins et paysages verdoyants. Vous rejoignez ensuite Lalinde, ancienne bastide anglaise du XIIIᵉ siècle, avant de poursuivre le long de la Dordogne.
Peu à peu, le paysage change : les vignobles laissent place aux forêts de chênes et aux falaises calcaires du Périgord Noir. Certaines abritent encore des habitations troglodytiques, directement creusées dans la roche, témoins d’un habitat autrefois parfaitement adapté au relief de la vallée.
L’arrivée aux Eyzies, capitale mondiale de la Préhistoire, marque une nouvelle étape culturelle. C’est ici que fut découvert l’Homme de Cro-Magnon en 1868. Grottes, abris sous roche et sites archéologiques témoignent d’une présence humaine vieille de plusieurs dizaines de milliers d’années.
Montignac – Sarlat : de Lascaux au cœur du Périgord Noir
Cette dernière étape traverse la vallée de la Vézère jusqu’à Montignac, où vous attend Lascaux, l’un des sites préhistoriques les plus célèbres au monde.
L’histoire de sa découverte est presque aussi fascinante que ses peintures. En septembre 1940, quatre adolescents explorent les environs avec leur chien Robot, lorsqu’il disparaît dans un trou après avoir poursuivi un lapin. En l’élargissant, ils découvrent l’entrée de la grotte et ses peintures vieilles de plus de 17 000 ans.
Aujourd’hui, Lascaux IV permet de découvrir une reproduction fidèle de la grotte originale, avec ses représentations de chevaux, bisons et cervidés. Après cette halte culturelle, l’itinéraire reprend la direction de Sarlat-la-Canéda, à travers les paysages du Périgord Noir.
L’arrivée dans la vieille ville, remarquablement préservée, clôt le parcours entre ruelles pavées, maisons en pierre blonde et hôtels particuliers. Pour terminer cette traversée, une belle table périgourdine s’impose autour des produits emblématiques de la région : truffe, noix, foie gras et vins locaux.
Marlene Vicente
De Bordeaux à Sarlat : un itinéraire à prolonger
Arriver à Sarlat ne signifie pas nécessairement la fin du voyage. Il est notamment possible de prolonger l’itinéraire vers La Roque-Gageac, Beynac-et-Cazenac ou Domme, avant de rejoindre Souillac. Plus à l’est, Rocamadour s’impose comme une ultime étape remarquable : sa cité médiévale, bâtie à flanc de falaise, domine la vallée de l’Alzou et abrite un ensemble de sanctuaires chargé d’histoire.
Cette extension offre une autre lecture du voyage. Après les prestigieux vignobles bordelais et le patrimoine du Périgord Noir, l’itinéraire gagne progressivement le Lot, avec ses paysages plus minéraux et ses villages de caractère.
De Bordeaux à Rocamadour, le parcours compose ainsi une traversée élégante du Sud-Ouest, où patrimoine, paysages et art de vivre se découvrent au fil des kilomètres.